Une étude met à jour un boom des naissances chez les personnes qui passent leurs vacances au camping durant un été pourri

Été pourri ? Attention au baby boom 9 mois plus tard !
D’après une étude menée par la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) pour le compte du Ministère de la Santé, la météo aurait en France une influence directe sur la natalité. C’est particulièrement le cas chez des personnes adeptes du camping, dont l’emploi du temps et les occupations sont en grande partie dépendants du temps qu’il fait.   

En 2014, une étude avait mis à jour que le « shutdown », c’est-à-dire la période de chômage technique imposé aux fonctionnaires américains en Octobre 2013 en raison des désaccords sur le budget fédéral des Etats Unis avait engendré, neuf mois après cette période, une hausse spectaculaire de 33 % des naissances à Washington DC. La capitale fédérale comptant un grand nombre de fonctionnaires parmi ses habitants, la raison de cette soudaine hausse de la natalité n’est pas à chercher bien loin.

Toujours de l’autre côté de l’océan, la panne d’électricité géante qui avait touché la ville de New York durant l’été 1966 avait eu également pour conséquence un boom des naissances neuf mois plus tard, de même que le passage de l’ouragan Sandy le long des côtes du New Jersey en octobre 2012. Bon nombre d’autres statistiques démontre qu’il existe une corrélation entre ces phénomènes climatiques et les diverses hausses du nombre des naissances observées au cours du XXème et en ce début du XXIème siècle outre-Atlantique. 

Du côté de chez nous, les résultats d’une étude, menée par la Direction de la Recherche, de l’Evaluation et des Statistiques, et cherchant à mesurer l’impact de la météo estivale sur la natalité française ont été récemment dévoilés.

On y apprend ainsi qu’en France, sur les vingt derniers étés (l’étude s’arrête en 2013), Météo France recense sept périodes estivales où les températures observées ont été inférieures à celles habituellement observées en cette saison. Durant la même période, le taux de pluviométrie moyen a quant à lui été supérieur à la moyenne de long terme neuf fois sur vingt. Autant dire que les étés pourris ne sont pas une exception dans l’hexagone.

A la différence des études américaines précédemment mentionnés, les chercheurs de la DREES n’ont pourtant pu formellement démontrer que ces étés pourris aient eu pour conséquence une augmentation importante du nombre des naissances neuf mois plus tard. Toutefois, en creusant quelque peu les données auxquelles ils ont pu avoir accès, ces chercheurs ont réussi à isoler une catégorie de la population pour laquelle la météo a semble-t-il jouer un rôle important sur la natalité : les campeurs.

En effet, d’après la DREES, l’on observe bel et bien une corrélation entre la météo estivale et le nombre des naissances chez les français qui partent en vacances au camping. Ainsi donc, à chaque fois que la météo n’eut pas été clémente durant l’été, le nombre de naissance a été supérieur de 3,27 % au rythme habituellement observé en France, mais la différence est de 28,56 % chez les campeurs !

Quelques hypothèses ont été avancées par la DRESS dans son étude afin d’expliquer cet écart important. Parmi celles-ci, l’emploi du temps des personnes qui passent leurs vacances au camping est en grande partie dépendant du temps qu’il fait dehors. En cas de pluie, ces personnes auraient ainsi tendance à rester dans leur tente et à s’occuper comme ils le peuvent…  

Vous venez de lire une histoire non confirmée de l'une de nos sources les moins fiables. Ne croyez pas tout ce que vous lisez...

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