Au camping, les réservations « fantômes » de transats désormais passibles d’une amende de 90 €

Les réservations fantômes de camping irritent de nombreux vacanciers... 

Société – C’est une pratique qui ne devrait plus avoir cours dans les campings de Varcreux Plage. Les réservations « fantômes », qui consistent à se garder les meilleures places autour de la piscine en posant sur les transats de simples serviettes, font en effet depuis hier l’objet d’un arrêté municipal les interdisant. Une contravention désormais passible d’une amende de 90 €…

Pour Jean Darc, maire sans étiquette de Varcreux Plage, c’en était trop. Apparue dans les années 90 dans les clubs de vacances de Djerba et d’Hammamet, en Tunisie, la pratique des réservations « fantômes » a depuis lors traversé la Méditerranée pour se répandre dans de nombreux campings français. Un geste d’incivilité qui est remonté jusque dans le bureau du maire, dont la commune compte près d’une dizaine d’établissements de plein air sur son territoire.

« Depuis le début de la saison estivale » glisse Monsieur le Maire, « nous avons dû traiter près d’une centaine de coup de fil à ce sujet ». S’estimant désarmés face au problème, les gérants de campings incitent en effet les vacanciers irrités à contacter la mairie pour solliciter l’intervention des pouvoirs publics. « Avec le soutien du conseil municipal, j’ai pris la décision d’agir » poursuit-il.

Promulgué hier, cet arrêté municipal interdit à toute personne la pratique dite de la réservation « fantôme » sur le territoire de la commune de Varcreux Plage. Dans les faits, l’arrêté précise que « tout individu, posant sa serviette plus de 60 minutes consécutivement sur une chaise longue et ce, sans l’occuper physiquement, est à compter de ce jour passible d’une amende de 90 € ».  

Pour que l’arrêté soit respecté, la mairie et les hôteliers de plein air se sont accordés pour que les policiers municipaux augmentent leur patrouille au sein des campings. Les six hommes de la brigade actuellement en charge de la surveillance des plages devraient, dans les prochaines jours, verbaliser les premiers contrevenants, le temps que l’ensemble des vacanciers puisse prendre connaissance de l’interdiction.

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